Les filles qui ...

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Sommaire

Les filles qui … codent

Montrer l’exemple n’est pas le meilleur moyen d’influencer les autres, c’est le seul  (attribué le plus souvent à Albert Einstein).

Overview

« Les filles qui … codent » est un projet de communauté éducative à destination des filles et des femmes qui veulent partager leur savoir-coder, apprendre ou s’améliorer à coder. C’est une déclinaison du projet « Les filles qui … » dont le but est d’attirer les filles vers les sciences.

"Les filles qui ... codent" sont réalisées par une sacrée équipe !!!

Problème

Programmer les ordinateurs est à la portée de toutes et de tous, si l’on dispose des langages et environnements appropriés. Scratch, Python for kids et bien d’autres environnements graphiques ont démontré que, dès le primaire, l’outil informatique peut être maîtrisé et utilisé à des fins variées.

Dans les pays occidentaux, il est constaté une désaffection des filles pour les STEM (acronyme de science, technology, engineering, and mathematics). L’informatique, à la croisée de ces 4 disciplines, souffre particulièrement. En France, la désaffection des filles pour les cursus scientifiques est amplifiée pour les cursus en informatique. Elles représentaient 60 % de ces effectifs en 1980, 10 % en 2002 selon Vellard [1]. Drot-Delange [2] faisant l’hypothèse que le secteur du web, d’émergence plus récente que l’informatique de gestion ou scientifique, offrirait des opportunités de construction d’identités professionnelles plus égales, conclut cependant de manière pessimiste sur la place des filles dans le secteur du web.

Nous faisons l’hypothèse que les filles manquent de modèles féminins en informatique, ce qui ne leur permettraient pas de contrecarrer les stéréotypes sexistes des filles face à l’informatique, ni de leur donner l’idée et l’envie qu’il est légitime que les filles aient une carrière dans le secteur, technique ou non, et qu’elles y réussissent.

Solution

« Les filles qui … codent » est composé de plusieurs éléments :

  • Un practicum de programmation : un dispositif et un environnement d’apprentissage (sous forme de « jeu sérieux ») où les filles peuvent apprendre et faire de la programmation.
  • Les pratiqueuses : des élèves – dans un premier temps en CM ou en 6ème (cycle 3) - qui aiment ou veulent apprendre à programmer (notamment en scratch) et qui pratiquent le cours des « filles qui codent » avec, si nécessaire, l’aide de tutrices.
  • Les tutrices : des filles de licences scientifiques qui aiment programmer, développent des exemples, répondent aux questions des pratiqueuses, maintiennent le practicum de programmation, forment les tutrices débutantes.
  • Les grandes sœurs : des doctorantes ou post-doctorantes ou jeunes professionnelles, expérimentées en programmation, qui servent de référence aux tutrices et peuvent leur apporter un soutien ponctuel.
  • Les étoiles : des femmes engagées dans une carrière professionnelle en relation avec l’informatique, qui servent de modèles bienveillantes et accomplies.
  • Les personnes-ressources : des personnes de toute nature apportant leurs compétences au projet.

Opportunités

« Les filles qui … codent » est destiné à:

  • l’apprentissage de la programmation pour les primo-programmeuses (à partir de l’école primaire),
  • l’alimentation d’un continuum qui contribue à amener plus de filles dans le secteur de l’informatique.

Avantages compétitifs

« Les filles qui … codent » sera développé selon le modèle open-source avec une licence Creative Commons Attribution + Partage dans les mêmes conditions (CC BY SA) – licence exacte à définir. S’adresser au plus grand nombre et avec une licence BY SA permet d’envisager de multiples développements.

Etablissements partenaires

  • les écoles primaires Rabelais et René Descartes de Creil
  • le collège Jean-Jacques Rousseau de Creil
  • le réseau d’éducation prioritaire (REP) Rousseau de l’académie d’Amiens
  • l'École nationale supérieure de techniques avancées de Bretagne (ENSTA-Bretagne)
  • l’Université de Bretagne occidentale (UBO).

Business Model

La première version de « Les filles qui … codent » sera réalisée en associant des moyens et des efforts des établissements partenaires.

Cette première version sera une preuve de concept ; si cette preuve est concluante, un modèle de développement communautaire et collaboratif est envisagé avec recours aux subventions publiques et aux donations privées, si elles n’entrent pas en conflit avec les directions choisies par la communauté en charge des « filles qui … codent ».

Diffusion

Le projet « Les filles qui codent » pourrait être présenté lors du congrès des Savanturiers du Numérique de fin d’année (le 29 Mai 2017 à la cité des Sciences et de l’Industrie – Paris 19ème).

Références

[1] Vellard, D. (2002). L’informatique, discipline nouvelle, les filles y sont de moins en moins nombreuses. Acte du colloque «Filles et Garçons, de la maternelle à l’université: l’égalité en jeu». Rennes, France.

[2] Béatrice Drot-Delange, « Informatique et web : quelle place pour les filles ? », Questions Vives [En ligne], Vol.8 n°15 | 2011, mis en ligne le 10 octobre 2011, consulté le 02 mars 2017. URL : http://questionsvives.revues.org/809 ; DOI : 10.4000/questionsvives.809

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